Articles Tagués ‘économie’
Idée n°81 : mettre du sel dans l’échange
Pas très éloignés du principe des réseaux d’échange réciproque de savoir, les Systèmes d’échange local (SEL) ne se limitent pas à l’échange de connaissances, et apportent en plus une dimension monétaire. Le principe est cependant très proche, et il me semble opportun de les évoquer à la suite des premiers.
Il existe une grande variété de SEL, avec notamment des philosophies qui peuvent être assez différentes. Je me focaliserai plus particulièrement sur les principes de SEL les plus égalitaires et les plus générateurs de lien social. Disons que je défendrai ici le modèle de SEL qui me semble le meilleur, même s’il en existe d’autres. Lire la suite »
Idée n°74 : admirer le travail
Dimanche, toute la journée (de 10h à 18h), au Parc de Saleccia, se produira la première journée des savoir-faire de Balagne. On y trouvera des artisans, des producteurs, des animations pour petits et grands, toussa. C’est organisé par le parc de Saleccia, par le Pays de Balagne et quelques autres, et, comme j’en sais pas tellement plus et que l’affiche est très jolie, je la laisse parler à ma place (en plus, j’ai pas le temps de faire très long, je suis en train de préparer un dossier sur la culture, c’est vachement compliqué cette histoire) : Lire la suite »
Idée n°52 : soigner notre valeur ajoutée
C’est amusant, quand je parle d’écologie, j’ai droit à l’appellation d’écologiste : je ne suis plus un être humain, plus un citoyen, non, je deviens un “écologiste”. Alors que quand je parle d’économie, par exemple, je ne deviens pas économiste. Je reste pour certains un gugusse qui parle de choses qui le dépassent (alors qu’entre nous, l’écologie, c’est bien plus compliqué que l’économie), mais en aucun cas je ne deviens économiste. Mystères de l’étiquetage.
Comme aujourd’hui je n’ai pas envie d’être étiqueté, je parlerai d’économie, et plus précisément de valeur ajoutée, à partir d’un exemple agricole. Lire la suite »
Idée n°48 : s’intéresser à l’économie
Si vous ne vous occupez pas d’économie, c’est l’économie qui s’occupera de vous, a dit un jour le poète. En Corse, plus qu’ailleurs peut-être, il est urgent de nous poser quelques questions au sujet de la manière dont nous administrons notre foyer insulaire. C’est d’autant plus facile aujourd’hui que le site Corse-économie est redevenu gratuit. Lire la suite »
Idée n°47 : loger les humains
Ces dernières années, on a beaucoup construit du côté d’Ile-Rousse. Plutôt du logement collectif, des immeuble disons pas trop moches, pas trop beaux non plus, bon, qui ont fleuri sur la montée du Fogata, et sur la route de Bastia. Dans mon immense naïveté, je me disais que c’était une bonne chose : on massacrait bien quelques bouts de collines, mais c’était pour la bonne cause : il allait devenir plus facile de se loger en Balagne.
Tu parles. Plus de 80% de ces nouvelles constructions sont destinées à devenir des résidences secondaires. Lire la suite »
Idée n°37 : réfléchir avant d’en prendre pour 20 ans
Parmi les dons que la divine providence a su si généreusement offrir à l’espèce humaine, je crois que celui se se foutre soi-même dans la merde est l’un des plus fascinants. Après avoir consciencieusement exterminé son garde-manger au paléolithique, provoqué la chute de moultes civilisations par destruction des écosystèmes, inventé la bombe nucléaire et la pollution chimique généralisée, voilà qu’homo sapiens pousse à son paroxysme sa capacité d’automutilation en inventant le crédit à long terme sans apport personnel.
Ouais, samedi, c’est économie. Lire la suite »
Idée n°23 : connaître l’histoire des choses
Ca y est, ça commence. Cette dernière ligne droite de l’année où, après avoir consommé pendant onze mois à la limite de nos moyens et de la décence, il va falloir se creuser la tête pour trouver encore des trucs à acheter pour lutter contre la morosité, se remonter le moral, faire plaisir à des gens, soutenir l’économie, oublier la crise, gagner des bons d’achat, liste non exhaustive, tout est bon pour justifier la toxicomanie acheteuse.
Qu’une telle frénésie soit parfaitement antinomique de l’autre frénésie qui a saisi la planète depuis deux ou trois ans, à savoir sauver ladite planète du saccage systématique dont elle est l’objet ne dérange pas grand-monde. Les chiffres de la consommation sont toujours attendus comme le messie par les économistes. Que les gens soient allés plus loin encore que le mois dernier dans le n’importe quoi consumériste est toujours salué comme un événement merveilleusement prometteur de bonheurs économiques suplémentaires à venir. Lire la suite »
Idée n°17 : soigner notre tourista
Dans Athéna Pensive, chroniques d’économie Corse, l’économiste Jacques Orsoni consacre un chapitre au tourisme. Le tourisme, nous connaissons tous : c’est le secteur économique le plus marquant pour la Corse et pour les Corses. Deux mois par an, pour que les touristes nous apportent de quoi vivre le reste de l’année, nous acceptons de sacrifier à peu près tout ce qui fait le bonheur de vivre en Corse. Nous l’acceptons tous, car, nous le savons bien, le tourisme est le poumon de l’économie Corse.
Un poumon pourtant quelque peu phtisique, si on en croit Jacques Orsoni : “Sur 22 000 entreprises, toutes activités confondues, présentes en Corse, les établissements touristiques ne représentent que 7% du nombre total.[...]occupent, en moyenne, un effectif salarié deux fois moindre que les autres firmes corses[...]une entreprise sur cinq n’est ouverte qu’en été.” Lire la suite »
Idée n°6 : ne pas laisser le talent impuni
Je ne sais pas si vous partagez mon sentiment, mais il existe dans ce pays une caste de gens dont il faut de toute urgence dénoncer les activité. Je veux parler de tous ces individus qui, dans leur activité quotidienne, mettent un point d’honneur à ralentir la marche de la croissance sous le prétexte fallacieux de bien faire leur travail. On ne dira jamais assez combien de points de PIB sont perdus chaque année à cause de tels comportements, et il importe de travailler à y mettre fin au plus vite.
Je suis persuadé que, vous aussi, vous connaissez dans votre entourage proche un ou plusieurs de ces tristes personnages. On en trouve dans tous les corps de métier, et même parmi les chômeurs, les retraîtés et jusqu’aux étudiants. Ces hurluberlus sont capables, tenez-vous bien, de travailler plus sans même caresser l’espoir de gagner plus. Simplement parce que ce qu’ils font ce qui leur plaît. Certains d’entre eux vont même jusqu’à être heureux simplement en exerçant leur activité quotidienne. On croit rêver, mais croyez-moi, le cauchemar est déjà réalité. Lire la suite »
Idée n°5 : penser avec énergie
Comprendre notre époque (mais est-elle vraiment différente des autres ?) nécessite un certain effort et une certaine rigueur dans la réflexion. Cela implique de ne pas être paresseux dans l’analyse, et d’essayer d’élargir autant que possible le point de vue.
La question du problème énergétique (plus précisément électrique) de la Corse en est une excellente illustration.
Quand on parcourt différents documents sur la question du devenir énergétique de la Corse (documents officiels et documents alternatifs), on découvre de profondes divergences de vue entre les acteurs, mais aussi un large consensus sur un certain nombre de constats, qu’on pourrait résumer ainsi : la demande d’électricité augmente rapidement, il faut la satisfaire, et surtout ne pas revivre l’hiver 2005. Les divergences portent sur la manière de produire ou d’importer suffisamment d’électricité, avec actuellement une opposition fioul lourd contre gaz naturel. La question des énergies renouvelables ne fait pas réellement débat, tout le monde est pour, même si certains points techniques ne sont pas tranchés, comme le couplage des barrages et des champs éoliens et photovoltaïques.
S’il semble évident qu’il est préférable de produire au gaz plutôt qu’au fioul lourd, s’il est certain qu’il faut assurer un approvisionnement suffisant à la Corse et ne pas revivre 2005, que le renouvelable a un bel avenir en Corse, un certain nombre de points cruciaux semblent échapper au débat, ou ne pas y prendre la place qu’ils méritent. Lire la suite »