1000 idées pour la Corse

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Idée n°120 : remettre le tourisme à sa (juste) place

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Ces derniers jours sont parus un certain nombre d’articles concernant les statistiques du tourisme en Corse, suite à une publication de l’INSEE reprise par Le Monde, et surtout suite à un article de France3 corse, abondamment repris, mais qui comporte deux importantes erreurs d’appréciation. L’une de ces erreurs étant un vieux poncif et l’autre me semblant relativement nouvelle, il est doublement intéressant de les commenter.

Ce que dit l’INSEE

L’INSEE dit en premier lieu que la part de la dépense touristique dans l’économie, en Corse, est la plus importante de France, et qu’elle représente plus de 30 % du PIB (31,2 % pour être précis).

L’INSEE dit en second lieu que la part captée par la Corse représente 2 % de l’ensemble de la dépense touristique captée en France, ce qui la place loin derrière pas mal d’autres régions, en chiffres bruts.

Ce que conclut l’article de France3

« Près d’un tiers des revenus annuels de la Corse sont assurés par la consommation touristique. [… Avec 31,2% de son Produit Intérieur Brut (PIB) relevant des revenus touristiques, l’île dépasse -largement- toutes les autres régions françaises. »

« Drôle de contradiction: la Corse est la région qui dépend le plus du tourisme et aussi celle qui en tire le moins de revenus, en comparaison des autres régions. L’île se classe parmi les huit régions captant le moins de consommation touristique (Auvergne, Limousin, Haute-Normandie, Picardie, Champagne-Ardenne, Lorraine, Franche-Comté et Corse). »

Une vieille confusion

La première erreur d’appréciation vient de ce que l’INSEE confond depuis toujours, en matière de tourisme, dépense touristique et valeur ajoutée du tourisme (la valeur ajoutée étant généralement nettement inférieure à la dépense ; comptablement, elle se situe quelque part entre le chiffre d’affaires et le bénéfice). Normalement, pour évaluer la part du tourisme dans l’économie, il faudrait rapporter la valeur ajoutée du tourisme au PIB total, tout simplement parce que le PIB est la somme des valeurs ajoutées de tous les secteurs économiques, et non pas la somme des dépenses ou des chiffres d’affaire (une dépense devient un chiffre d’affaires selon que vous vous placez du côté du client ou de l’entreprise). Quand on veut connaître la part d’un secteur d’activité dans le PIB, on utilise donc toujours sa valeur ajoutée. Mais pas pour le tourisme, du moins pas en France. Ce qui revient donc à surestimer systématiquement la part du tourisme dans l’économie de la France et de ses régions.

L’INSEE a d’ailleurs reconnu cette erreur il y a deux ans dans cette note prenant pour exemple la région PACA. En prenant les mêmes ratios que cet exemple (une valeur ajoutée égale à 40 % de la dépense), avec ces mêmes chiffres de l’INSEE, cela donne pour la Corse une part du tourisme dans l’économie de 12,5 %. Guillaume Guidoni (11%), Jacques Orsoni (10%, mais il y a quelques années déjà) et je pense tous les économistes sérieux arrivent sans doute à des résultats proches. On est loin des 31,2 % de l’INSEE, et encore plus loin des 40 à 50 % revendiqués par certains professionnels.

Les 31,2% ne sont pas des revenus nets pour la Corse, parce qu’ils ont généré des dépenses et des importations. Le revenu net restant est de l’ordre de 12% : c’est la part du tourisme dans le PIB de la Corse. Pour être tout à fait juste, il faut ajouter à cela quelques % de PIB correspondant à la production indirecte du tourisme, par exemple dans la construction, ce qui porte en moyenne la part directe et indirecte du tourisme dans l’économie corse probablement à environ 15 % du PIB, plus dans les périodes de forte croissance (beaucoup de constructions).

Mais pourquoi ce choix de l’INSEE ?

Je pense (mais peut-être des spécialistes pourront-ils confirmer ou infirmer) qu’il y a trois raisons principales à ce choix étrange de l’INSEE.

Premièrement, il est beaucoup plus facile de collecter des données de dépense brute que de calculer une valeur ajoutée, surtout pour le secteur du tourisme. Il est, en pratique, très difficile d’obtenir mieux qu’une approximation de la valeur ajoutée. C’est ce que reconnaît l’INSEE dans l’article que j’ai mis en lien un peu plus haut.

Deuxièmement, la part du tourisme dans l’économie nationale étant relativement faible (autour de 3 % en valeur ajoutée, 7 % en dépense pour la France), et la question touristique ne posant pas de question sociale ou politique majeure dans la plupart des régions françaises, ce choix ne porte pas tellement à conséquences, et n’a probablement jamais véritablement gêné personne.

Troisièmement, les dépenses touristiques pouvant être considérées comme des exportations dès lors que les touristes sont étrangers (ou dans le cadre régional, viennent de l’extérieur du territoire), c’est ce chiffre brut de dépense que l’on utilise dans un calcul de balance commerciale. De ce point de vue, le chiffre de dépense touristique brut est pertinent (et de ce point de vue, le tourisme est important pour l’économie corse, il équilibre nos importations abusives).

On peut donc penser que pour ces trois raisons, l’INSEE a longtemps préféré (et semble préférer encore) se baser sur le chiffre de dépense touristique plutôt que sur la valeur ajoutée.

Toujours est-il que dans le cas particulier de la Corse, où l’importance du tourisme est particulièrement grande, cette manière étrange de présenter les choses laisse croire à beaucoup que le tourisme représente réellement un tiers, voire presque la moitié, de l’économie de l’île (ce qui donnerait des choses étranges, par exemple en Balagne, où la dépense touristique représente 4 fois la moyenne corse, et où, donc, selon cette logique, le tourisme représenterait plus de 100 % de l’économie).

Drôle de contradiction ou drôle de raisonnement ?

Plus problématique encore est la deuxième affirmation de l’article de France3. Quoi, malgré ce poids énorme du tourisme dans l’économie corse, il ne rapporterait en fait rien ? Moins qu’en Bourgogne ? Drôle de contradiction, conclut donc notre journaliste.

Drôle de raisonnement, en réalité, qui compare des régions de 2, 6 ou 12 millions d’habitants à notre petite île d’un tiers de million d’âmes. Évidemment, pour juger de la richesse apportée par le tourisme en Corse par rapport à d’autres régions, c’est le revenu par habitant qu’il faut considérer. Sinon, à ce compte, on pourrait dire que l’Inde est beaucoup plus riche que la Suisse, par exemple (ce qui est strictement exact, si on fait abstraction de la petite différence de population entre ces deux états)…

Nous ne sommes pas l’une des dernières régions en matière de revenus touristiques, nous sommes la première…

Notre article nous compare à la région centre, région simplement 8 fois plus peuplée que la Corse, et qui reçoit un peu plus de revenus touristiques que nous. On pourrait aussi aisément conclure de ce même exemple que nous avons des revenus touristiques par habitants remarquables, puisque chaque Corse perçoit 7 fois plus de revenus du tourisme qu’une région qui abrite les fameux châteaux de Chambord et de Chenonceau, les cathédrales de Chartres et de Bourges, et se trouve à proximité immédiate de l’extraordinaire vivier de consommateurs de week-ends en amoureux qu’est l’agglomération parisienne.

Mais revenons donc aux chiffres.
La Corse capte 2,5 milliards d’euros de dépense touristique. Avec 320 000 habitants, cela fait en gros 7800 euros par habitant. Qu’en est-il des autres régions citées ?
La région Centre : 2,9 milliards pour 2,6 millions d’habitants : 1100 euros par habitant. 7 fois moins que la Corse.
La Bourgogne : 2,6 milliards d’euros pour 1;6 millions d’habitants : 1600 euros par habitant, quasiment 5 fois moins que la Corse.
L’Auvergne : 2,4 milliards d’euros pour 1,4 millions d’habitants ? Un peu plus de 1700 euros par habitant, moins de 4 fois moins que la Corse.

Mais qu’en est-il des 3 plus grosses régions touristiques de France ?
L’Ile de France : 38,8 milliards d’euros pour presque 12 millions d’habitants : 3300 euros par habitant.
PACA, grosse région touristique : 18,1 milliards pour 5 millions d’habitants : 3600 euros par habitant.
Rhône-Alpes et ses stations de ski : 17,3 milliards d’euros pour 6,3 millions d’habitants : moins de 3000 euros par habitant.

La vérité est que la Corse est la région de France qui reçoit, et de loin, les plus forts revenus du tourisme par habitant, ce qui est cohérent avec notre première place en part de dépense touristique et avec l’impact touristique ressenti par la population. La conclusion réelle liée au tourisme est exactement inverse de celle de l’article : le tourisme a une part beaucoup moins déraisonnable dans l’économie corse que ce qui est affirmé (mais c’est effectivement la plus forte de France), et apporte les plus forts revenus par habitant de toute la France. Et il n’y a aucune contradiction entre ces deux faits.

Les vraies questions à se poser seraient plutôt : comment nous débrouillons-nous pour que cette manne ne parvienne pas à irriguer les 85% du PIB qui ne sont pas liés au tourisme, mais au contraire réussisse à en entraver le développement ? Comment se fait-il que seules quelques centaines de Corses s’enrichissent vraiment avec tout cet argent ? Comment se fait-il que nous ayons laissé la Corse entière être rythmée socialement et politiquement par une activité qui ne représente que 15 % du PIB ? Etc..

Ou tout simplement : comment se fait-il que nous ne soyons pas capable de mettre en Corse le tourisme à sa juste place: ni écrasant, ni rejeté, et d’avoir une réflexion approfondie sur la question sans concession mais sans idéologie ?

Et accessoirement, comment pouvons-nous espérer mener des réflexions utiles à la Corse si nous ne savons pas analyser les informations qui nous sont fournies, sur ce sujet comme sur tous les autres ?

Touristes

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Written by fabien

7 août 2014 à 15:12

8 Réponses

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  1. Fabien cela devient la question récurrente….. Comment se fait il ???
    Basgi

    Anonyme

    8 août 2014 at 07:40

    • Je crois que le commentaire de Sylvain ci-dessous apporte (involontairement) une réponse. Il se fait qu’en Corse, dès qu’on tente une réflexion à la fois libre et construite, on s’attire ce genre de réactions (je ne parle pas de la contradiction, qui est légitime, mais de la dernière phrase : « Si vous êtes si sûr de vos compétences, allez proposer vos services à la CTC ou à un parti politique au lieu de rester dans la confidence d’un clavier, mais ce n’est pas en se plaçant avec condescendance au-dessus de la mêlée que l’on fera avancer le schmilblick. »). Nous avons beaucoup de mal, en Corse, à mettre en œuvre la logique de l’argumentation, de la confrontation des vécus, des ressentis et des savoirs. Il y aurait les gens autorisés (à la CTC et dans les partis politiques, selon Sylvain), et les autres devraient se taire et juste aller voter, je suppose ? A l’ère d’internet, c’est non seulement anti-démocratique, mais contre-productif : les sociétés humaines qui s’en sortiront à l’avenir sont celles qui sauront utiliser internet pour augmenter leur capacité d’analyse, en incluant et en coordonnant le plus grand nombre de personnes.
      La logique de l’argumentation veut au contraire que toute personne qui prend la peine de mener un argumentaire construit et étayé puisse s’exprimer, être réfutée, que la réfutation puisse être réfutée à son tour, etc.. La légitimité d’un intervenant doit venir de la qualité de son argumentaire, pas de sa place dans la société.

      Sur la question du tourisme, on est exactement dans cette difficulté : le tourisme apporte des richesse, et est source de nuisance. Il faudrait pouvoir en faire l’analyse détaillée. Écouter ceux qui en souffrent, écouter ceux qui en vivent, sans mépriser aucun. Confronter ça avec de l’expertise technique : qui gagne quoi au tourisme, qui perd quoi, qu’est-ce qu’on gagne, au fait, qu’est-ce qu’on perd avec le tourisme, bien au-delà des questions économiques…

      fabien

      8 août 2014 at 13:39

  2. Je ne vois pas pourquoi on devrait tempérer le revenu global du tourisme par le nombre d’habitants.
    La Corse avec ses sites extraordinaires comme Scandola, les calanques de Piana, Bonifacio, la Balagne, les plages de l’extrême sud, ses sentiers de randonnée, draine moins de recettes touristiques que la splendide Bourgogne aux superbes villes comme Auxerre ou Mâcon. Si cela vous paraît normal… Ce ne sont pas les habitants qui produisent l’attractivité touristique de l’île, mais la terre en elle-même.
    Donc, il est grave que la Corse draine moins d’argent sur le plan touristique qu’une région comme la Bourgogne, quel que soit le nombre d’habitants de ces régions respectives. La Ruhr et ses 5 millions d’habitants a-t-elle plus de revenus touristiques que la Costa Del Sol et son million d’âmes ? Comparons ce qui est comparable : la vie, ce n’est pas que des chiffres.

    Quant à la part soi-disant « moins déraisonnable » du tourisme dans l’économie Corse : si l’INSEE opère ce mode (ou cette « erreur ») de calcul en Corse, elle l’opère également dans les autres régions, non ?
    Donc, quel que soit le résultat, la part du tourisme dans le PIB corse reste trois fois plus élevée qu’en PACA, 5 fois plus qu’en Martinique… Si vous trouvez ça « raisonnable »…
    Bref, je n’ai pas l’impression que vous ayez remis le tourisme « à sa place ». Votre analyse n’est pas plus juste que celle de France 3. Au contraire, votre article tend à sous-estimer la part du tourisme dans l’économie corse et à sur-estimer la dépense touristique dans l’île en la tempérant sans raison par le nombre d’habitants. Si vous êtes si sûr de vos compétences, allez proposer vos services à la CTC ou à un parti politique au lieu de rester dans la confidence d’un clavier, mais ce n’est pas en se plaçant avec condescendance au-dessus de la mêlée que l’on fera avancer le schmilblick.

    sylvain

    8 août 2014 at 10:58

    • La Bourgogne possède des atouts touristiques non négligeables (les meilleurs vignobles du monde, des villages magnifiques, une architecture superbe, des paysages remarquable, une situation idéale entre Lyon et Paris, etc..). Elle n’a sans doute pas tous les atouts de la Corse, mais est loin d’être une région sans attrait !
      Je maintiens que 12 à 15%; c’est moins déraisonnable que 30 à 40. Mais effectivement, c’est plus déraisonnable que 3%, qui est la moyenne nationale.
      Oui, la dépense par habitant compte. Parce que le PIB total est fonction du nombre d’habitants, aussi, et que les revenus par habitant, c’est important (si vous n’êtes pas d’accord avec ça, partagez donc vos revenus avec le nombre de personnes qui vous paraîtra convenable, vous verrez si ce n’est pas différent). Dans tous les cas, il est incohérent de parler d’un côté de la part du tourisme dans le PIB DE LA CORSE, et de l’autre, de la part du tourisme corse dans les revenus DE LA FRANCE.

      Sur la qualité générale de mon article, je citerai la réaction de Guillaume Guidoni (Corse-économie) sur Twitter, qui suffit à me rassurer sur mes compétences : « corse-economie ‏@corseeconomie 3 h
      @1000idcorse enfin, très bon article! »

      Pour le reste, ce sont des attaques ad hominem, je n’y répondrai pas. (EDIT : si, j’y ai au moins partiellement répondu ci-dessus).

      fabien

      8 août 2014 at 12:41

    • La comparaison entre les diverses régions citées ne peut se faire qu’en tempérant les chiffres qui sont donnés bruts. Et si ce n’est sur le nombre d’habitants, c’est sur la superficie ou le nombre de départements composant la région, ou bien sur l’étendue des structures d’accueil touristiques, ou encore sur la part des restaurants étoilés, des hôtels de luxe, des sites touristiques majeurs, etc…
      Il n’y a pas qu’une vérité, mais il est certain que baser ses réflexions sur des données non épurées et non affinées (tendance hélas de plus en plus répandue) ne fera pas non plus avancer le schmilblick…
      Quand à proposer ses services à des institutionnels ou des politiciens, c’est bien méconnaître ce milieu là que d’avancer de tels arguments !

      Mon Tour Motos

      18 août 2014 at 10:01

  3. Même si je ne suis pas économiste, je trouve dans cet article de quoi éclairer ma lanterne. Mais une question reste posée concernant les « 85% du PIB qui ne sont pas liés au tourisme » (ou alors de façon collatérale). D’où viennent ces revenus, quelles sont ces activités ? Quelle est la part dans ce chiffre de ce qui est réellement produit en Corse ? Cela devrait nous intéresser au premier chef car s’il s’agit de richesses produites en Corse, le développement de l’île devrait se construire à partir d’elles et non sur un dispositif de captation d’une « manne » plus ou moins aléatoire venue de l’extérieur. En outre, comme le signale Sylvain, « Ce ne sont pas les habitants qui produisent l’attractivité touristique de l’île, mais la terre en elle-même ». Donc ces « 85 %» restants désignent quelque chose qui ne repose pas sur la qualité du paysage, mais sur de réelles efforts de production et d’échanges. Quelles sont donc ces domaines qui ne relèvent pas du tourisme, quelle est leur part dans l’économie locale, et le revenu par habitant qu’ils génèrent ? S’il faut tenter de développer un potentiel économique, qui repose sur l’énergie créative des habitants de l’île et non sur la seule attractivité saisonnière, c’est par là qu’il faut commencer à mon avis.

    Jean-Joseph

    8 août 2014 at 13:39

  4. Bonne analyse. Le tourisme n’est pas mis à sa place car ceux qui le présentent comme la solution essentielle pour sortir de l’assistanat, ce qu’il est en effet, sont, nul ne l’ignore, généralement aussi ceux qui organisent l’assistanat et les passes-droits…

    Ces pouvoirs bien en place décrédibilisent le tourisme car c’est le moyen pour la population de se débarrasser d’eux. Accessoirement, ils sabottent systèmatiquement toute initiative de qualité dans le tourisme. Avec succès.

    Pour se convaincre de la véracité de ce scénario maléfique il suffit d’observer comment s’est développé le tourisme et de voir donc qu’à peut près aucune initiative politique n’a été suivi d’effets significatifs et que le développement repose sur une initiative purement privée que les politiques ont publiquement combattue et secrétement soutenue : la location au black de résidence secondaires baties à grand frais sur des terrains rendus hors de prix par une spéculation basée sur l’organisation de la pénurie.

    Ce système bien au point cherche aujourd’hui un second souffle à mesure que l’argent publique venant de métropole devient rare, et s’approprie sans vergogne les idées originales longtemps défendues par les écologistes et les nationalistes de Corse.

    JeanHuguesRobert

    8 août 2014 at 19:04

  5. […] outre que peu de gens comprennent la nuance qui est un peu technique (je l’avais expliquée ici), Vanina Pieri, sans aucune précaution, lance ces deux chiffres, 24 et 31 %, comme part du […]


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