1000 idées pour la Corse

1000 idées pour la Corse et pour le monde

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Idée n°81 : mettre du sel dans l’échange

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Pas très éloignés du principe des réseaux d’échange réciproque de savoir, les Systèmes d’échange local (SEL) ne se limitent pas à l’échange de connaissances, et apportent en plus une dimension monétaire. Le principe est cependant très proche, et il me semble opportun de les évoquer à la suite des premiers.

Il existe une grande variété de SEL, avec notamment des philosophies qui peuvent être assez différentes. Je me focaliserai plus particulièrement sur les principes de SEL les plus égalitaires et les plus générateurs de lien social. Disons que je défendrai ici le modèle de SEL qui me semble le meilleur, même s’il en existe d’autres. Lire le reste de cette entrée »

Written by fabien

24 mai 2011 at 10:17

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Idée n°80 : s’échanger nos savoirs

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Parmi les petites choses que j’aimerais réellement réussir à mettre en place dans le coin figure en bonne place un Réseau d’échange réciproque de savoirs. Je ne crois pas qu’il en existe en Corse, je n’en ai pas trouvé trace, et c’est bien dommage. D’autant qu’il existe une fédération nationale, des réussites dans le monde entier, et que le modèle est déjà largement éprouvé : il nous serait facile de nous appuyer sur 40 ans d’expérience. Lire le reste de cette entrée »

Written by fabien

19 mai 2011 at 11:11

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Idée n°69 : sauver l’art de la pipe

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Pour qui veut bien regarder les choses en face, il apparaît sans détour que la situation est grave : quasiment plus personne aujourd’hui sur notre île ne sait tailler une pipe, ni même la façonner dans une simple argile. Le savoir-faire en est presque totalement perdu, et la morosité menace de s’emparer de nous.

Heureusement, Tempi Fà et quelques autres médias perpétuent encore la mémoire de cet art ancestral, et 1000 idées pour la Corse, toujours à la pointe du combat quand il s’agit de sauver la civilisation, est fier de se faire le relais de ce combat contre l’oubli. Lire le reste de cette entrée »

Written by fabien

28 février 2011 at 16:07

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Idée n°38 : empiler sèchement des pierres

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C’est solide, c’est utile, c’est économique, c’est écologique, c’est beau, c’est notre patrimoine, c’est un pan de notre culture. Et ç’est en train de disparaitre, jour après jour. Emportée par la pluie, défoncée par les vaches, vaincue par le parpaing, l’oeuvre en pièrre sèche de nos ancêtres vit une lente agonie. Lire le reste de cette entrée »

Written by fabien

3 février 2010 at 12:14

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Idée n°30 : prolonger l’oeuvre de Tempi Fà

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Il y a deux manières de considérer Tempi Fà.

Comme un bel objet, d’abord. Un très beau livre qui en jette sur l’étagère près de la cheminée. Qu’on feuillettera de temps en temps, avec une nostalgie teintée de fierté : ils savaient en faire, des belles choses, nos anciens. Ils ont su affronter une nature hostile, une histoire compliquée, avec inventivité et pragmatisme. On pourra ainsi continuer à être fiers d’être Corses tout en le méritant de moins en moins.

La seconde manière de considérer Tempi Fà est de le voir comme une formidable base de connaissances à sauver. La pierre angulaire d’un renouveau des savoirs anciens. Pierre-Jean Luccioni a fait sa part (et plus que sa part) en écrivant ce livre. C’est à nous d’écrire la suite. Les savoir-faire de Tempi-fà doivent continuer à être vivants. Mieux, ils peuvent s’enrichir de connaissances nouvelles (je pense par exemple aux techniques agricoles) pour créer une culture artisanale vivante.
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Written by fabien

27 décembre 2009 at 18:06

Idée n°24 : faire un truc de wwoof

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Au cours de ma vie, je suis tombé sur des pelletées de patrons peu scrupuleux, des palanquées de propriétaires escrocs, des tombereaux de supérieurs hiérarchiques incompétents, des théories d’enseignants incultes, des grouillements de médecins malgré toute raison et des cohortes de détenteurs d’autorités diverses imbus de leur pouvoir. Je leur dois tout.

Sans eux, sans le spectacle toujours renouvelé de tant de bêtise assise dans le confort de la réussite, la certitude de l’ordre établi et la gangue de leur égo survitaminé, je me serais volontiers endormi moi aussi dans le ronron d’une carrière de n’importe quoi dans n’importe quelle branche de n’importe quel secteur d’activité ou d’inactivité. Et je n’aurais sans doute pas trop mal fait mon taf, parce qu’au fond j’aime travailler.

Mais voilà, chaque fois que je prenais le chemin d’une petite vie tranquille de salarié assujetti social ou de n’importe quoi d’à peu près normal, se mettait sur mon chemin un imbécile qui me rappelait que cette vie-là n’était pas pour moi, et que je devais trouver autre chose pour manger, apprendre, guérir ou défendre mes droits.

Parmi eux, je tiens à remercier tout particulièrement une médiocre propriétaire terrienne du Suffolk, qui en quelques semaines a définitivement changé ma vie pour le meilleur. Lire le reste de cette entrée »

Written by fabien

26 novembre 2009 at 20:01

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Idée n°18 : broyer du vert

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Quand j’ai voulu, avec le Sens de l’Humus, revenir faire des choses en Corse, la première action qui nous a semblé pertinente ici a été de promouvoir et d’expérimenter le Bois Raméal Fragmenté.

Le Bois Raméal Fragmenté (BRF) est une expression un peu pompeuse inventée par des Québécois pour désigner le broyat obtenu de branches d’arbres encore vertes pour une utilisation agricole. Ce matériau a démontré, dans bien des circonstances, une capacité exceptionnelle à rendre leur fertilité aux sols, à condition d’être utilisé correctement.

Pour faire du BRF, on passe des branches de faible diamètre dans un broyeur, et on se dépêche de l’épandre, avant éventuellement de l’incorporer au sol qu’on veut améliorer. Les organismes vivants du sol sont alors considérablement stimulés par ce matériau à décomposer, la structure du sol est améliorée, il retient mieux les nutriments, les laisse plus disponibles, l’eau s’infiltre mieux et est stockée en plus grande quantité. Les plantes qui y poussent sont plus résistantes, leur système racinaire est plus développé, leur productivité est accrue.

L’idée nous semblait particulièrement bonne en Corse, où la quantité de biomasse ligneuse disponible est très grande, et, mieux, où la biomasse effectivement coupée et perdue chaque année est énorme dans le cadre des débroussaillements contre les incendies. Lire le reste de cette entrée »

Written by fabien

7 novembre 2009 at 23:44