Idée n°39 : faire le même en couleur
Alors, voilà. Le noir et blanc c’est classe, mais un peu chiant à la longue. Je me suis dit que ce serait une bonne idée de mettre quelques touches de couleur à 1000 idées, histoire de le rendre plus agréable. Lisez la suite de cette entrée »
Idée n°38 : empiler sèchement des pierres
C’est solide, c’est utile, c’est économique, c’est écologique, c’est beau, c’est notre patrimoine, c’est un pan de notre culture. Et ç’est en train de disparaitre, jour après jour. Emportée par la pluie, défoncée par les vaches, vaincue par le parpaing, l’oeuvre en pièrre sèche de nos ancêtres vit une lente agonie. Lisez la suite de cette entrée »
Idée n°37 : réfléchir avant d’en prendre pour 20 ans
Parmi les dons que la divine providence a su si généreusement offrir à l’espèce humaine, je crois que celui se se foutre soi-même dans la merde est l’un des plus fascinants. Après avoir consciencieusement exterminé son garde-manger au paléolithique, provoqué la chute de moultes civilisations par destruction des écosystèmes, inventé la bombe nucléaire et la pollution chimique généralisée, voilà qu’homo sapiens pousse à son paroxysme sa capacité d’automutilation en inventant le crédit à long terme sans apport personnel.
Ouais, samedi, c’est économie. Lisez la suite de cette entrée »
Idée n°36 : ne pas jouer avec des substances toxiques
Il y a une dizaine de jours se sont tenues deux conférences au sujet des dangers pour la santé que représente l’installation de nouvelles centrales au fioul lourd en Corse (des centrales qui émettent d’importantes quantités de particules toxiques). Je n’ai malheureusement pas pu m’y rendre, mais c’est l’occasion pour moi d’aborder un sujet que, malgré moi, j’ai eu l’occasion d’approfondir : les effets sur la santé des substances toxiques.
Bon, ma spécialité (de nos jours, il faut être spécialiste), c’est plutôt les métaux lourds, mais j’ai pu profiter de l’occasion pour essayer de comprendre un peu comment tout ça fonctionne. Comment les substances chimiques agressent l’organisme de différentes manières. Comment leur nocivité est normalement anihilée par l’organisme. Comment notre alimentation nous protège, ou plutôt ne nous protège plus trop. Comment les toxicités se cumulent. Comment la médecine passe totalement à côté du sujet. Et comment on trouve des substances toxiques surtout là où on ne les attend pas.
Voici un très court résumé de ce que je sais. Lisez la suite de cette entrée »
Idée n°35 : changer le maquis en or
Voici une expérience qui n’est ni nouvelle, ni véritablement confidentielle. Elle est assez connue dans les milieux écologistes et alternatifs, surtout de la part de tous ceux qui recherchent une certaine autonomie dans leur démarche. Son auteur, Jean Pain, est malheureusement décédé prématurément. Mais elle peut sans doute nous inspirer, par son caractère exemplaire, et parce qu’elle semble assez adaptée à la Corse.
Mais qu’à donc fait ce Jean Pain pour mériter tant d’éloges ? Il a simplement broyé finement des broussailles et en a tiré du compost, mais aussi de l’énergie, de deux manières : Lisez la suite de cette entrée »
Idée n°34 : polémiquer comme des bêtes
Les lecteurs assidus de ce blog le savent : à peu près rien de ce que je raconte ici n’a réellement germé dans mon cerveau : j’ai tout piqué. Toutes les idées du blog proviennent de longues années de récolte patiente à de nombreuses sources d’information. S’il y a quelque originalité dans mes propos, ce que j’espère, elle n’est pas non plus seulement de mon fait : la plupart des convictions qui sont les miennes aujourd’hui se sont construites patiemment, au cours d’échanges avec d’autres personnes, dans la vie réelle et, depuis une dizaine d’années, sur des forums de discussion.
On perd beaucoup de temps sur ces forums, et parfois son sang-froid. Les polémiques y sont parfois virulentes, et il faut du temps pour apprendre à relativiser les disputes qui s’y produisent. Les discussions ne dépassent pas toujours l’horizon du comptoir. Mais il apparaît finalement que ces longues heures passées à discuter n’ont pas été perdues. Bilan globalement positif, aurait dit l’autre.
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Idée n°33 : d’abord, ne pas nuire
C’est la première chose, paraît-il, qu’on apprend en école de médecine : face à un patient, un organisme vivant en difficulté, l’important est d’abord de ne pas aggraver la situation. Je ne sais pas si les médecins, une fois en activité, se le rappellent, mais je suis certain en tout cas que nous, Corses, et humains en général, aurions tout intérêt à appliquer ce principe de bon sens à nos rapports avec notre environnement.
Nous disposons aujourd’hui de moyens de destruction massive. Je ne parle pas d’armement, mais bien des outils à la disposition de tous, en tout cas de toutes nos petites entreprises : bulldozers, tracto-pelles, tracteurs et leurs accessoires… Nous devrions considérer comme primordial d’apprendre à utiliser ces outils avec une certaine retenue : Lisez la suite de cette entrée »
Idée n°32 : manger méditerranéen
Quand on parle de sauvegarder notre culture, nous pensons immédiatement à la langue, au chant, aux pratiques spirituelles… Plus rarement à l’alimentation. C’est regrettable nous concernant, parce que l’alimentation est un trait culturel essentiel, parce que celle de nos ancêtres méditerranéens est aujourd’hui louée dans le monde entier, et parce que notre économie et notre environnement auraient tout à gagner à ce que nous consommions des produits cultivés sous notre climat.
Depuis 1994, et l’étude de deux chercheurs Français, Serge Renaud et Michel de Lorgeril, qui démontrait que le risque de récidive d’infarctus était largement diminué par l’adoption d’une alimentation de type méditerannéen traditionnel, il est largement reconnu qu’une alimentation de ce type réduit considérablement les risques de maladies cardiovasculaires. D’autres études ont montré une diminution des risques de cancer, d’hypertension, de surpoids, d’obésité et de diabète, mais aussi d’Alzheimer et de Parkinson, et encore de l’asthme et des allergie pour les enfants dont la mère a adopté ce régime pendant sa grossesse. Rien que ça. Lisez la suite de cette entrée »
Idée n°31 : refaire de la Balagne le jardin de la Corse
Non, je ne suis pas fou. Pas plus que naïf. Ce n’est pas forcément une inaccessible étoile, ou un rêve : refaire de la Balagne le jardin de la Corse, c’est un objectif, réaliste. Ca ne se fera pas tout seul, ni demain matin. Mais c’est réaliste. La Balagne a tous les atouts pour redevenir ce jardin qu’elle était. Je n’ai pas la prétention aujourd’hui de donner la méthode pour y parvenir, simplement de montrer que nous sommes aujourd’hui dans une situation favorable pour cela, en même temps que dans l’urgence de réussir. Voici pourquoi :
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La Balagne était donc autrefois considérée comme le jardin de la Corse. Le fait est connu, je n’apprends rien à ceux qui connaissent la région. Ce qui l’est moins, sans doute, ce sont les caractéristiques du système agricole ancien. Par la manière de gérer les sols, les plantes, les hommes, il fait penser à ce qui a été théorisé au 20ème siècle sous le nom de permaculture. C’est ce qui m’a frappé quand j’ai découvert ce concept, je l’avais déjà écrit il y a quelques années. La vallée du Reginu ressemble aussi par bien des aspects au bocage normand, le bocage étant lui aussi apparenté à la permaculture. Lisez la suite de cette entrée »
Idée n°30 : prolonger l’oeuvre de Tempi Fà
Il y a deux manières de considérer Tempi Fà.
Comme un bel objet, d’abord. Un très beau livre qui en jette sur l’étagère près de la cheminée. Qu’on feuillettera de temps en temps, avec une nostalgie teintée de fierté : ils savaient en faire, des belles choses, nos anciens. Ils ont su affronter une nature hostile, une histoire compliquée, avec inventivité et pragmatisme. On pourra ainsi continuer à être fiers d’être Corses tout en le méritant de moins en moins.
La seconde manière de considérer Tempi Fà est de le voir comme une formidable base de connaissances à sauver. La pierre angulaire d’un renouveau des savoirs anciens. Pierre-Jean Luccioni a fait sa part (et plus que sa part) en écrivant ce livre. C’est à nous d’écrire la suite. Les savoir-faire de Tempi-fà doivent continuer à être vivants. Mieux, ils peuvent s’enrichir de connaissances nouvelles (je pense par exemple aux techniques agricoles) pour créer une culture artisanale vivante.
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