1000 idées pour la Corse

1000 idées pour la Corse et pour le monde

Idée n°24 : faire un truc de wwoof

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Au cours de ma vie, je suis tombé sur des pelletées de patrons peu scrupuleux, des palanquées de propriétaires escrocs, des tombereaux de supérieurs hiérarchiques incompétents, des théories d’enseignants incultes, des grouillements de médecins malgré toute raison et des cohortes de détenteurs d’autorités diverses imbus de leur pouvoir. Je leur dois tout.

Sans eux, sans le spectacle toujours renouvelé de tant de bêtise assise dans le confort de la réussite, la certitude de l’ordre établi et la gangue de leur égo survitaminé, je me serais volontiers endormi moi aussi dans le ronron d’une carrière de n’importe quoi dans n’importe quelle branche de n’importe quel secteur d’activité ou d’inactivité. Et je n’aurais sans doute pas trop mal fait mon taf, parce qu’au fond j’aime travailler.

Mais voilà, chaque fois que je prenais le chemin d’une petite vie tranquille de salarié assujetti social ou de n’importe quoi d’à peu près normal, se mettait sur mon chemin un imbécile qui me rappelait que cette vie-là n’était pas pour moi, et que je devais trouver autre chose pour manger, apprendre, guérir ou défendre mes droits.

Parmi eux, je tiens à remercier tout particulièrement une médiocre propriétaire terrienne du Suffolk, qui en quelques semaines a définitivement changé ma vie pour le meilleur. Lisez la suite de cette entrée »

Rédigé par fabien

26 novembre 2009 à 20:01

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Idée n°23 : connaître l’histoire des choses

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Ca y est, ça commence. Cette dernière ligne droite de l’année où, après avoir consommé pendant onze mois à la limite de nos moyens et de la décence, il va falloir se creuser la tête pour trouver encore des trucs à acheter pour lutter contre la morosité, se remonter le moral, faire plaisir à des gens, soutenir l’économie, oublier la crise, gagner des bons d’achat, liste non exhaustive, tout est bon pour justifier la toxicomanie acheteuse.

Qu’une telle frénésie soit parfaitement antinomique de l’autre frénésie qui a saisi la planète depuis deux ou trois ans, à savoir sauver ladite planète du saccage systématique dont elle est l’objet ne dérange pas grand-monde. Les chiffres de la consommation sont toujours attendus comme le messie par les économistes. Que les gens soient allés plus loin encore que le mois dernier dans le n’importe quoi consumériste est toujours salué comme un événement merveilleusement prometteur de bonheurs économiques suplémentaires à venir. Lisez la suite de cette entrée »

Rédigé par fabien

23 novembre 2009 à 18:38

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Idée n°22 : sauver aujourd’hui

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Sauver demain, le petit livre de Toni Casalonga et de ses deux compères retraités de l’Oréal, est passionnant et intrigant à plusieurs titres.

Par la personnalité de ses auteurs, improbable rencontre d’un défenseur et acteur acharné de la culture Corse et d’anciens cadres supérieurs d’une multinationale, qui, interpellés par la lettre d’une petite fille, s’inquiètent du monde qu’ils vont lui laisser.

Par l’originalité de certaines de leurs idées, telles que leur proposition de banque de l’eau (s’ils m’y autorisent, je reprendrai ici un jour quelques-unes de leurs suggestions).

Mais surtout par l’étonnant mélange de lucidité, de sagesse, mais aussi de naïveté des auteurs, découvrant soudain l’étendue du désastre, mais ne pouvant se départir de l’optimisme qui les a guidés toute leur vie. Optimisme qu’ils diagnostiquent comme générationnel : “Cette insouciance de l’avenir, cette confiance dans le progrès que nous a offert la vie, nous ne les avons pas retrouvées chez nos propres enfants“. Lisez la suite de cette entrée »

Rédigé par fabien

19 novembre 2009 à 12:17

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Idée n°21 : manger nos mauvaises herbes

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Bon, c’est pas la forme, ces derniers jours. J’ai été obligé de reprendre un médicament qui me met la tête en vrac. Conséquence de ça, j’arrive pas à terminer un article. Alors, pour ne pas laisser le blog à l’abandon, et pour donner l’exemple du recyclage, voici un vieil article du Sens de l’Humus. Il a d’ailleurs toute sa place sur ce blog, puisqu’il parle d’une des composantes essentielles, mais sous-évaluées, du fameux régime méditerranéen (celui qui fait des vieillards inoxydables, et qui était le nôtre il n’y a pas si longtemps) : la consommation de plantes sauvages.

Mangez vos mauvaises herbes, article initialement publié sur le blog du Sens de l’Humus le 10 décembre 2006 : Lisez la suite de cette entrée »

Rédigé par fabien

16 novembre 2009 à 11:34

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Idée n°20 : se faire vacciner (ou pas)

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C’est aujourd’hui que débute la campagne de vaccination contre le virus H1N1. J’imagine que ça ne vous a pas échappé. Ni non plus qu’une certaine polémique concernant l’opportunité de cette vaccination s’est développée. Ce n’est pas mon rôle de citoyen de donner des avis médicaux sur cette question, mais en revanche, c’est tout à fait mon boulot de soulever quelques points de droit ou d’éthique, quelques statistiques, et de relayer quelques résultats d’études scientifiques.

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Rédigé par fabien

12 novembre 2009 à 17:48

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Idée n°19 : traduire “1000 idées” en Corse

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Malgré toute ma bonne volonté, les heures à écouter RCFM, à lire des textes et à chanter dans ma salle de bains in lingua nustrale, il faut bien me rendre à l’évidence : je ne suis toujours pas corsophone. Certes, je peux parfois produire quelques phrases pas trop mal tournées, surtout à l’écrit, où on a le temps de trouver ses mots et de fouiller dans le dictionnaire, mais je reste francophone dès qu’il s’agit de m’exprimer en public, et le Français reste la seule langue que je maîtrise aujourd’hui à peu près correctement.

S’il me fallait écrire un article entier en Corse, il me faudrait sans doute plusieurs semaines, et il me resterait toujours le doute d’avoir laissé passer quelques grosses erreurs. Je ne désespère pas de m’améliorer ( et j’ai l’impression de le faire tous les jours), mais pour l’instant, c’est insuffisant.

Pourtant, il serait intéressant qu’au moins certaines des idées de ce blog soient reprises en Corse, soit intégralement, soit partiellement. Peut-être par exemple les idées les plus intimement liées à la Corse et à ses problèmes, le tourisme, les incendies, l’eau… Ou peut-être pas : ce sont peut-être justement les problèmes les plus universels qui mériteraient d’être traduits. Lisez la suite de cette entrée »

Rédigé par fabien

10 novembre 2009 à 10:09

Idée n°18 : broyer du vert

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Quand j’ai voulu, avec le Sens de l’Humus, revenir faire des choses en Corse, la première action qui nous a semblé pertinente ici a été de promouvoir et d’expérimenter le Bois Raméal Fragmenté.

Le Bois Raméal Fragmenté (BRF) est une expression un peu pompeuse inventée par des Québécois pour désigner le broyat obtenu de branches d’arbres encore vertes pour une utilisation agricole. Ce matériau a démontré, dans bien des circonstances, une capacité exceptionnelle à rendre leur fertilité aux sols, à condition d’être utilisé correctement.

Pour faire du BRF, on passe des branches de faible diamètre dans un broyeur, et on se dépêche de l’épandre, avant éventuellement de l’incorporer au sol qu’on veut améliorer. Les organismes vivants du sol sont alors considérablement stimulés par ce matériau à décomposer, la structure du sol est améliorée, il retient mieux les nutriments, les laisse plus disponibles, l’eau s’infiltre mieux et est stockée en plus grande quantité. Les plantes qui y poussent sont plus résistantes, leur système racinaire est plus développé, leur productivité est accrue.

L’idée nous semblait particulièrement bonne en Corse, où la quantité de biomasse ligneuse disponible est très grande, et, mieux, où la biomasse effectivement coupée et perdue chaque année est énorme dans le cadre des débroussaillements contre les incendies. Lisez la suite de cette entrée »

Rédigé par fabien

7 novembre 2009 à 23:44

Idée n°17 : soigner notre tourista

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Dans Athéna Pensive, chroniques d’économie Corse, l’économiste Jacques Orsoni consacre un chapitre au tourisme. Le tourisme, nous connaissons tous : c’est le secteur économique le plus marquant pour la Corse et pour les Corses. Deux mois par an, pour que les touristes nous apportent de quoi vivre le reste de l’année, nous acceptons de sacrifier à peu près tout ce qui fait le bonheur de vivre en Corse. Nous l’acceptons tous, car, nous le savons bien, le tourisme est le poumon de l’économie Corse.

Un poumon pourtant quelque peu phtisique, si on en croit Jacques Orsoni : “Sur 22 000 entreprises, toutes activités confondues, présentes en Corse, les établissements touristiques ne représentent que 7% du nombre total.[...]occupent, en moyenne, un effectif salarié deux fois moindre que les autres firmes corses[...]une entreprise sur cinq n’est ouverte qu’en été.” Lisez la suite de cette entrée »

Rédigé par fabien

5 novembre 2009 à 13:29

Idée n°16 : tisser notre toile

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Il y a quelques années, de retour d’une tentative d’émigration en Angleterre, je revenais en France sans véritable projet. Je venais durant quelques temps d’apporter ma contribution à la cause de l’agriculture biologique (en clair, j’avais passé 3 semaines à me faire exploiter dans un jardin), et j’avais trouvé ça plutôt intéressant (mettre les mains dans la terre, pas de me faire exploiter). J’avais eu la bonne idée de conserver mon appartement à Paris (j’ai eu une période parisienne), je me retrouvais donc dans la capitale avec pour idée de faire quelque chose en lien avec l’agriculture.

L’idée était un peu suicidaire, on en conviendra : agir dans l’agriculture à Paris, c’est déjà un peu bizarre, comme idée. Si on ajoute à ça que je ne connaissais alors absolument rien ni personne dans ce domaine, qu’une bizarre tendinite m’empêchait quasiment de marcher depuis des mois et que ma santé générale n’était pas très solide, la mission était improbable.

Pourtant, à peine un an plus tard, je me retrouvais membre fondateur d’une association dynamique, comptant deux salariés et une trentaine de d’adhérents, gérant des budgets européens, expérimentant de nouvelles formes de fonctionnement et croulant sous les idées et les projets. J’étais en relation avec des dizaines d’humains passionnants, et j’avais une connaissance assez fine de domaines dont j’ignorais jusqu’à l’existence au début de cette histoire.

Ceci n’aurait pas été un seul instant possible sans l’existence d’internet.
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Rédigé par fabien

2 novembre 2009 à 19:36

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Idée n°15 : dompter une fée

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Mercredi 28 octobre, festival du vent. Table ronde sur le futur gazoduc Algérie-Sardaigne-Italie-Corse (le GALSI). La discussion est passionnante, il y a du beau monde, et même le président de l’assemblée de Corse, Camille de Rocca-Serra, qui n’était pas sur le programme officiel. Tous les intervenants sont très compétents, et même, pour une fois, tout le monde est d’accord pour dire qu’il nous faut impérativement ce gazoduc, ce que souligne malicieusement le président.

Un seul bémol, de taille : la connection ne peut, dans tous les cas, s’envisager avant 2015. De tels travaux ne se réalisent pas comme ça. Et d’ici là, il faut continuer à alimenter la Corse en électricité. Or, les centrales actuelles, surtout celle de Lucciana, commencent à être vraiment obsolètes, et, de plus, comme le souligne le représentant de l’état présent, la demande augmente de 3% par an.

Le problème est alors de faire la jonction entre aujourd’hui et la mise en activité du gazoduc. Les représentants des associations, des syndicats et François Alfonsi soupçonnent grandement EDF d’avoir déjà planifié la mise en place d’une nouvelle centrale au fioul à Lucciana, qui ne serait pas convertible au gaz naturel sans des dépenses majeures. Une fois cette centrale installée, il ne serait pas raisonnable de la démanteler au bout de quelques années.    Les habitants de la région bastiaise respireraient pour longtemps des microparticules cancérigènes. Et le GALSI perdrait grandement de sa raison d’être, privé de l’alimentation d’une centrale.

Malgré le consensus sur la volonté de tous d’obtenir la connection au gazoduc, l’inquiétude était grande. Comment assurer la jonction jusqu’en 2015 ? Voici une réponse possible. Lisez la suite de cette entrée »

Rédigé par fabien

31 octobre 2009 à 09:00

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